mardi, 07 mars 2006

Dommage collatéral

Un petit tract rose ce matin dans la boîte aux lettres...

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vendredi, 17 février 2006

Sale pudeur

Papa vient d’appeler. Maman a fait une tentative de suicide. Avalé les boîtes de médocs à portée de main, bêtabloquants, Plavix et je ne sais plus quoi encore. Un cocktail très sérieux. Il l’a trouvé un peu groggy hier soir et à la découverte d’une boîte vide, l’a interrogé. Elle n'a pas nié, a demandé à rester tranquille. Elle a finalement fait ses valises elle-même et accueilli le SAMU comme si de rien n'était. Elle est ce soir encore aux urgences. A priori, plus de danger.

Voilà ce que me raconte Papa. J’ai fini par apprendre à le connaître, à déceler les émotions derrière son sang-froid apparent, cette maîtrise de soi qu’il affiche et qui ne cèdent qu’aux débordements de colère. Par moments, sa voix chevrotait légèrement ce soir. Je crois ne l’avoir jamais vu pleurer.

A présent, la tristesse cède la place à la colère. Ils se sont encore posé la question de savoir s’il fallait m’avertir. Comme si rien ne s’était passé depuis la dernière fois, il y a 6 ans. J’avais débarqué à la maison, à quelques jours de Noël, en apprenant tout. Qu'en fait Maman n’avait pas toujours le moral, qu’elle n’en était pas à sa première tentative. Qu’on ne m’avait rien dit pour ne pas… pour ne pas… pour ne pas me faire de mal. Je me souviens pleurer dans les bras de mon père, dans la voiture sur le parking de la gare, puis pleurer dans les bras de ma mère sur le lit. Pourquoi ne m’avaient-ils rien dit ? Mon frère et ma sœur, qui n’habitent pas loin, avaient été mis au courant. On n’avait pas pu leur cacher les toutes premières tentatives. Moi, j’habitais loin, à deux heures de train. Ils ne voulaient pas m’embêter avec leurs histoires. Cette fois-ci encore, ce sera le fils le plus éloigné qui apprendra la nouvelle le dernier. Mon père appellera mon frère, qui vit en Suisse, plus tard dans la soirée.

Colère aussi de m’être trompé, d’avoir cru que tout allait bien depuis la dernière tentative. Que Maman avait compris qu’on pouvait surmonter les moments difficiles quand on a dans son entourage des personnes qui nous aiment.

Si Maman le veut bien – Papa tient à lui demander si elle est d’accord -, j’irais à la maison ce week-end. Parler.

Mais j'ai surtout envie des bras de S. à cette heure. Partager.

Une présence

Une montre sur la table de chevet, un maillot de bain sur la commode, un CD près de la chaîne hi-fi, une brosse à dents sur la tablette de la salle de bains.

Doucement les choses s’installent...

Laissons les choses doucement s'installer.

jeudi, 16 février 2006

Interview sous la couette

Mercredi, j’ai mis mon réveil à sonner à 9 h 30. S. était rentré tard la veille, il travaille désormais le soir jusqu’à 2 h du mat’. Je me suis extirpé du lit tout en souplesse tendresse et suis passé dans la pièce d’à côté. J’ai bu un café, et décroché mon téléphone pour mener une heure d’interview. A 11 heures, j’ai rejoins S. pour me lover dans ses bras. Nous sommes restés sous la couette jusqu’au début de l'après-midi.

La vie d'indépendant a du bon. Faudra que je m'en souvienne quand que je serai charette...

lundi, 13 février 2006

Scary Valentine's

Des nationalistes hindous
en campagne contre la Saint-Valentin

AFP 13.02.06 | 15h42

Un groupe radical nationaliste hindou a lancé une campagne contre la Saint-Valentin et mis à sac une échoppe de Bombay enflammant une pile de cartes pour protester contre la célébration de l'amour selon un "concept occidental", ont rapporté lundi les médias locaux.
Environ 30 activistes de Shiv Sena ou l'armée du seigneur Shiva ont inspecté dimanche les boutiques à travers la capitale financière de l'Inde (ouest) avant de faire irruption dans une échoppe, de s'emparer des cartes de la Saint-Valentin et de les brûler dans la rue.
"Nous prévenons tous les commerces à l'avance de ne pas vendre ces cartes. Nous ne sommes pas contre l'amour mais nous ne voulons pas que les gens célèbrent le jour de la Saint-Valentin (mardi) car c'est un concept occidental", a expliqué un responsable du Shiv Sena au quotidien Hindustan Times. (..)
A Lucknow, capitale de l'Uttar Pradesh l'Etat le plus peuplé d'Inde (centre), des activistes hindous ont menacé d'humilier publiquement les couples qui se risqueraient à marquer la Saint-Valentin.
"Tous les volontaires vont contrôler tous les parcs et restaurants. Ils vont remettre à leur place les couples échangeant des fleurs et le montrer à leurs parents", a dit à l'AFP Vijay Tiwari, un responsable local du Shiv Sena.
"Les visages des couples qui ne tiendront pas compte de notre avertissement seront noircis et leurs cheveux seront tonsurés", a-t-il prévenu.
Traditionnellement, les jeunes couples indiens se rencontrent en secret dans des parcs.
Les groupes nationalistes hindous attaquent régulièrement les commerces vendant des cartes ou cadeaux de la Saint-Valentin, alors que de nombreux journaux eux multiplient articles et publicités pour le jour des amoureux.


Euh... qui veut monter une antenne en France ?